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Un parler ouvert ouvre un autre parler et le tire hors comme fait le vin et l’amour. — Michel de Montaigne.

La poésie que j’aime se fait poème après poème : la poésie tout un poème

  



POÉSIE MODE D’EMPLOI
ÉPIPHANIES DU QUOTIDIEN

Dix-neuf ans d’obsession
Un texte chaque jour
Apparaître verbal
Sur ce blog de WordPress


Un texte à compléter
Un texte papillon
Comme un battement d’ailes
Pollinisant l’esprit

De l’Autre qui est en nous
Des autres qui le lisent
Dix-neuf ans d’illusions
Et de belle utopie

Martigues 7 mai 2025

LE DON D'UN POÈME

C'est la manière dont la poésie, avec son moyen d'action spécifique, le poème, donne à voir et à entendre aux lecteurs, leur propre réalité.


POÉSIE Ici l'on écrit et l'on se parle, à soi, aux autres, entre les vivants et les morts.
On réfléchit aux mots et à leurs résonances. On écrit pour tout dire, pour avoir l'air
de ne rien dire, pour mieux dire. Cette langue qui jour après jour, pourvu que nous
la voulions dynamique, nous révèle à nous-même. Et que tout poème ici présent,
puisse être cette induction verbale qui libère chez son lecteur l'aurore de ses paroles.
MODE D'EMPLOI Sur ce blog svp pas de merci, de c'est nul, c'est super...Mais des ajouts,
des contrepoints, résonances ou critiques, par le passage à l'acte, c'est-à-dire à un autre
poème : un parler ouvert ouvre un autre parler comme fait le vin et l'amour. Montaigne


Jean Jacques Dorio
Cinq syllabes seize lettres
Trois de plus que celles de
Claude Nougaro
Qui comptait les pieds de ses vers
Sur ses doigts
Ô la neige !
Et que n'ai-je
Son aura


ACROSTICHE

P oésie
O ù es-tu
E n quel endroit
S ecret
I rradies-tu
E ncor

M ise h
O rs jeu
D écapitée
E ngluée

D ans le monde marchand
E n évoquant ta perte
M e revient ce chant
P récieux qui décline
L es mille endroits du monde
O ù l’on écrit ton nom
I l n’y a pas de liberté sans toi



un blog sans essais
est un blog raté

Utiliser un écran d’ordinateur ne suffit pas
On y jette des mots et des images
Qui au fur et à mesure s’effacent
Ou rebondissent

Si le texte affiché ne fait pas tourner le disque dur
De ses lecteurs
À quoi sert la conversion numérique ?



CE QU’EST ET CE QUE N’EST PAS POÉSIE MODE D’EMPLOI

« La culture numérique exige des formes nouvelles
et toujours changeantes de savoir-lire, de savoir-faire
une compétence numérique » Milad Doueihi
*

CE BLOG S’ADRESSE AUX LECTEURS NUMÉRIQUES SANS PAPIERS.
Et pourtant c’est un être réel qui l’écrit, d’abord à la main,
sur des carnets de toute taille,
des cartes blanches ou de couleurs de divers formats,
des marges de livres en train d’être lus, et même,
des ardoises imaginaires de l’enfance
– ce que les chinois anciens appellent écrire sans laisser de traces.

Ensuite, après cette première phase, pour donner un texte nouveau
à lire sur la toile, passage obligé par azertyuiop,
ce fameux clavier, qui, en effet peut-être comparé à un piano :
mon piano, ton piano, son piano (écoutez la chanson de Ferré Léo).
Le texte écrit est ainsi livré sous forme de poème, le plus souvent,
à qui veut bien s’y arrêter un instant.
C’est là que réside la difficulté et la contradiction du média numérique.
Les lecteurs, pour la plupart, ne font que passer,
comme s’il s’agissait d’un « apparaître verbal », comme un autre.

Je n’ai rien contre passes et passages à la Montaigne,
« Je ne peins pas l’être. Je peins le passage…
Il faut accommoder mon histoire à l’heure. ».
Mais lui, faisait son miel des écrits autres, qui le nourrissaient
et lui permettaient d’armer ses répliques,
d’écrire à sa manière, unique et ondoyante, sa « glose » :
nous ne faisons que nous entregloser.

Ainsi se dessine l’utopie, la visée de ce blog intitulé,
un peu par provocation, poésie mode d’emploi.

Ni modèle d’écriture, toujours en devenir, ni, encore moins
modèle de vie, mais, sans se bercer d’illusions,
incitation aux extensions du domaine du don*
….sur les sentiers solitaires et solidaires de la création.


*Alain Cavaillé

CHAQUE JOUR UN POÈME

Chaque jour un poème
Tel un exercice spirituel
Chaque jour un poème
Comme un jaillissement premier
 Chaque jour un poème
Une forme qui va et vient
et nous métamorphose
Chaque jour un poème
Instants précieux
Émerveillements

Énigmes sans réponses




Chaque jour un poème
La nuit de préférence
Chaque jour un poème
Un essai de concilier
la rime et la raison
Chaque jour un poème
L'inexprimable et l'indicible
submergés par un vers

écrit les yeux fermés
Chaque jour un poème
Toujours inachevé





À L’OCCASION tu viendras voir l’acrobate de la philosophie, celui qu’un poète grec appelait L’âme de rasoir
À l’occasion, ici et maintenant, il tranche un instant de temps, unique et généreux.
À l’occasion, soudainement, nous voilà plongés dans l’humanité d’une vie qui fait du présent un à venir.

Londres 17 juillet 2024

JE RELIS MES FADAISES


Je relis mes fadaises
Elles sont faites des mille et une voix
posées ici
sur ce mode d’emploi imaginaire d’une poésie
en train de s’inventer

Je provoque les étincelles de mes roues à aube
avec le bois du cèdre et le torrent des œuvres
qui les fait continûment tourner :

Libérez-vous de servitude et de vos idées arrêtées
Et passez outre la confusion et la discorde
dictées par la rumeur du monde

Je relie mes impasses
À la trop grande impatience
Qui pousse à la rue les égarés
Dialogues de sourds Refus de s’accorder

Je tâche d’y voir clair
Dans les choses inconnues
Qui viennent de ces mots
Qu’il faut apprendre à taire
Quand tout est confusion

Mais quand je les confie au papier
J’oublie toute prudence
Et laisse résonner

Un parler ouvert qui ouvre un autre parler et le tire hors
Comme fait le vin et l’amour*



* Montaigne