L e dé nie les hasards de la vie (avec ou sans mode d’emploi)
Le déni des théories se retournant comme des vestes
Le déni de ne pas être né de la dernière pluie
Coup de dés sur le tapis de Mallarmé, le dé nie cette part de rêve sans objet, qui échappant à l’histoire familiale, abolit la controverse de Tchouang Tseu : est-ce luiqui a rêvé du papillon, ou l’inverse?
Le dé nie que le soleil noir de la mélancolie soit l’œuvre d’un desdichado et que Marie-Jeanne se soit jetée du pont de la Garonne.
Ainsi Déni m’a débarrassé de mes pensées ne tournant plus rond:
Figurantes éphémères, noires silhouettes nées d’un dessin incertain (d’ailleurs, pour le montrer, je l’ai retourné).
Drôle de vie la vie des silhouettes : la silhouette d’une femme fardée de noir se profile et entraîne les machines désirantes de Tinguely (Jean), ou los heraldos negros, écorchés vifs de Vallejo (Cesar) : Hay golpes en la vida, Yo no se !
NB La personne ayant créé les deux pages ci-dessus, étant réelle, toute ressemblance avec une Intelligence Artificielle serait fortuite.
manuscrit premier jet fond : set de table et « hypnographies » jjd *
JE NE SAIS PAS COMMENT COMMENCER Ô Socrate, tu avais le maudit avantage de pouvoir, grâce à ton ignorance, faire éclater que les autres étaient encore moins savants que toi : ils ne savaient même pas qu’ils étaient ignorants. Søren Kierkegaard Je ne sais pas comment commencer.
Comment commencer ? Voilà c’est fait.
Je ne sais pas faire parler les morts comme s’y employa Victor Hugo, à Jersey ou Guernesey, convoquant ses illustres prédécesseurs, autour d’une table tournante, tel un chaman exalté.
Je ne sais pas ferrer les bœufs, mais aller à cheval sur un bâton était pour moi un jeu d’enfant.
Je ne sais pas herboriser comme Jean-Jacques, promeneur solitaire, écrivant à soixante-cinq ans, ses dernières rêveries, mais j’ai plaisir à recopier ces litanies qui font de la cueillette de mots un amusement qui me délasse.
Le mouron, le cerfeuil, la bourrache et le séneçon, pour lui, la flamme inversée de l’imagination, la zizanie du coq à l’âne, les sources vives des métaphores et des métonymies, ici.
Il est temps maintenant de mettre la lumière sous le boisseau, puisque vous savez tout de ce que je ne sais pas et que ce filtre est maintenant plein à ras bord.
Le saint des saints, c'est la syntaxe; sous la graisse des mots, elle fait et défait, le vent capricieux des syntagmes. Le saint des saints, c'est le tabernacle; vous y trouverez du vin doux, dans le ciboire destiné aux buveurs d'azur. Ou bien encore, foin de la métaphore, de la grammaire des signes et de la saint glinglin, le saint des seins de glace, c'est saisir les mots, comme le mors au dent, saisit la bave des étoiles, dans les pages d'un roman sans cesse commencé, sans cesse abandonné.