J’écris avec les mots avec l’esprit des mortes J’écris sans religion prétendue réformée J’écris de l’Univers de sa folle cohorte Et j’écris sur la mer ces lignes déformées J’écris comme jamais dans ma nuit familière J’écris ce noir de jais ma pierre protectrice J’écris sans le Soleil entré en sa tanière J’écris comme un fada sur la barque d’Ulysse J’écris oh hisse oh hisse agilement léger J’écris sans le Nobel Alexis Saint Léger J’écris ces vers trésor pour l’homme soulager J’écris pour les ingrats qui ignorent mes écrits J’écris sans les péchés des serfs de Jésus Christ J’écrirai même mort après mon dernier cri Ecrit en lisant quelques vers de La Christiade d’Albert Babinot (1516-1569)