ÉCRIRE UN POÈME

Écrire un poème

Mais pourquoi donc ?

La question ne se pose pas

.

Écrire un poème

Ça n’a pas de nom

Ça dialogue avec son daimon

Et ça renverse les dieux

Cul par-dessus tête

.

Écrire un poème

Sans se presser le citron

Ou la maltaise

.

Écrire un poème

Qui est venu à toi

Flottant dodelinant

.

Écrire un poème

Par hasard et nécessité

Naturel et grâce infuse

.

Écrire un poème

Qui parle au papier

Comme au premier venu

.

Écrire un poème

Qui plie et ne rompt pas

Fragile flexible

Comme un roseau

.

Écrire un poème

À l’écart en retrait

Soi-même comme un autre

.

Écrire un poème

Pour voir pour la voix

Pour usant et abusant

Des mots chercher sa voie

MA BOHÈME

comme une vieille chanson du jeune temps

.

C’était dans mes poches crevées

Les amours splendides

Que j’avais rêvées

C’était ma culotte

De petit Poucet rêveur

Et son large trou

Les étoiles au ciel

Avec leur doux froufrou

C’était ma bohème

Revisitée maintenant

que je suis vieux

les yeux fermés

Mais je n’oublie pas

Ce parcours idéal

Dont je fus le féal

C’était tout un poème

De rosée à mon front

Comme un vin de vigueur

Et les élastiques de mes souliers

Que je tirais comme une lyre

Un pied près de mon cœur

voix de mademoiselle Lia

FLEURS D’UNE ANTHOLOGIE ABSENTES DE TOUT BOUQUET MÉDIATIQUE

Je puise dans une anthologie de « poètes d’aujourd’hui »  C’était il y a cinq ans Alors que les livres de poésie sont pratiquement effacés de tout l’empire médiatique il y avait une palanquée de nos chers « poètes » (pas loin de cent) La plupart des poèmes étaient inédits Ils provenaient d’une demande pour le fameux « printemps des poètes » Je vous fais grâce du thème Quant aux poèmes voilà cinq extraits

Alors j’ai parlé à Pierre de Ronsard Je lui ai montré mes poèmes ça ne l’a pas convaincu Je lui ai lancé quand même au culot Est-ce que tu apprendras un ou deux de mes poèmes par cœur ? J’en connais tant des tiens

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Un poème qui remplit leur bouche qui illumine qui se mêle au vombrissement de la foule

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Ils vont à pied dans mon poème Ils marchent comme des lycéens Peut-être ils se tiennent par la main

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Le poème est un tombeau Pour ceux qui se sont aimés Le poème est une porte en bois noueux Où ceux qui s’aiment viennent frapper Quand ils ne retrouvent plus de sens À la réalité brutale des silences et des adieux

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Tu Fu est comme tout le monde par sa vie Comme personne par ses poèmes

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