36 CHOSES FAITES ET QUI NE SONT PLUS À FAIRE (7 à 12)

sept

Enregistrer 3 cd de chansons de mon cru au studio du Petit Mas à Martigues (la Venise provençale) où je vis

huit

Assister au concert de Charlie Mingus assis tout près du maître et de ses musiciens dans l’amphithéâtre en plein air de Châteauvallon (sur les hauteurs de Toulon)

neuf

Jouer au jeu de barre (mon préféré) dans la cour de mon école située sur une place de mon village natal

dix

Passer sur le billard (la table d’opération) pour qu’un chirurgien (jamais le même) enlève diverses pièces de mon anatomie : l’appendice, la vésicule biliaire, la prostate

onze

Assister au meeting d’Alvaro Cunhal le leader communiste portugais dans un théâtre à l’Italienne durant la Révolution des œillets

douze

Prendre le bain de minuit à Sitges (Catalogne) et à Santiago de Cuba

faire un dessin dans la rue de New York City le 14 juillet 1971

Complément écrit sous une autre forme : mille et un fragments d’une vie…(texte en cours)

992 OBSTINÉ Obstiné ? Obstiné ! Rigoureux ? Si on veut. Plutôt dans le couple en tension, passion des mots et, après coup, essai de précision. Obstiné. Dans le va-et-vientdes rencontres qui remettent tout en question, les « conteurs » à zéro.  Obstiné. Dans ces inscriptions manuscrites qui couvrent mille de mes carnets, écrits aux Halles de Paris, au marché de Cuzco, dans le métro de New York, le tube londonien,  devant un lac des Hautes Pyrénées (un atelier d’écriture du GFEN), dans la case de mes hôtes amérindiens, et bien ailleurs. Obstiné. Tout ça, au fur et à mesure, ayant tendance à s’oublier. Passage aux oubliettes, dans les impasses du labyrinthe des causes perdues. Ostinato Rigore. Laissant la ricorée de l’âme à ceux qui n’aiment ni le fort de café, ni le for intérieur. Le poème véritable résiste à l’indifférence comme à la louange.  Liberté sur parole : libertad bajo palabra, comme écrivait Octavio Paz. Cherchant obstinément à répondre à « l’étrange appel » : comme la promesse qu’il existe autre chose, réalisable par l’art sans doute, que le néant des plaisirs immédiats et des jours Marcel Proust

Laisser un commentaire