SUR L’ÉPAULE D’HUGO

Je lis Victor Hugo le géant de nos lettres

Qui se montre surtout dans tout ce qui le cache

Criant hé le géant ! hé l’homme de l’abîme !

Je lis ce cher Victor allant de cimes en cimes

.

Un vautour m’interpelle : Sache petit les choses

Avec leurs dieux rieurs sont des monstres en l’espèce

Tournés vers l’intérieur comme vers le lointain

Vers l’œil et vers l’oreille sans sanglots superflus

.

Entends d’Orphée la lyre qui rythme tes actions

Entends écoute apprends pense ou sois imbécile

Veille ou dors Viens ou fuis Nie ou crois Prends ou laisse

.

Montre-toi Cache toi, Va t’en Demeure Oscille

La liste est infinie des verbes qui t’oppressent

Et libèrent la part de Folie sous Sagesse

.

DISPARITION XX Roland Barthes

DISPARITIONS

« L’écriture a cette vertu de nous faire exister quand nous n’existons plus pour personne. »
Georges Perros

Les fragments en italique sont des paroles reprises aux disparus, puisées dans leur œuvre et particulièrement de ce qui tend à se dérober au public, après tant d’années.

Les citations d’autres auteurs sont mises entre guillemets.
Le reste — bifurcations, rebonds à sauts et à gambades, ajouts , accords et désaccords, sont de mon cru.

Chaque Disparition se compose de sept fragments.
Ils paraîtront sur ce blog du lundi au dimanche,

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LE CORPS D’UN POÈME

C’est de l’or et du purin
Le sable fin des pavés
La Commune utopique
Le sang versé par les Versaillais

C’est ma communale
Mon école accordéon
Des apprentissages rêvés
Et d’une vita nova

C’est ce qu’il nous faut creuser
Malgré tous nos déboires
Cherchant à y voir clair
Face à ce qui se dérobe

Maintenir nos petits dispositifs
Qui font de l’écriture d’un poème
Mille ajustements créatifs
Où le corps en action
Élève notre esprit