Comme l’ombre de mon dessin de plage La vie passe ainsi Tout en semblant immobile tout bouge le vent le vide l’étoile la toile de Pollock le chant du silence l’œil fendu de Buñuel et cependant on croit qu’il s’agit de crier Cogito ! pour arrêter le sablier tout bouge tout se meut c’est la branloire universelle du châtelain de Montaigne tout se transforme les rires en larmes le vivre en mourir tout renaît sur la scène du théâtre de la cruauté c’était bel et bien le bel été de la vie c’était … ça a été

un bel été j’ai dessiné l’éternité sur la plage de Fos sur Mer
ça a été
le bel été
théâtre
de la vie
sans cruauté
vivre
et mourir
des larmes
au rire
se balancer
pour arrêter
le sablier
et puis crier
dans l’œil
fendu de Buñuel
chant du silence
étoile absente
Pollock enchante
immobilité première
la vie passe
sur le sable
un trait
une ligne
une trace
un dessin
dit l’éternité
à Fos-sur-Mer
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