Un soir
Je fus un soir
campé au pied d’une télescope visionnaire
qui progressait rapidement vers le Céleste -
Nuit de velours funèbre damassé d’astres très lointains -
tandis que le soleil depuis nos antipodes
faisait saillir, accrochées à l’arbre invisible
de la gravitation – cette grande amoureuse –
quelques planètes arrondies
comme des boules de Noël
Jetons quelque prière
à l’arche illimitée des étoiles non fixes
« Cosmos aux mouvements qu’un Principe inconnu
gouverne et fait prévoir dans l’horloge des siècles,
sur la Terre livrée à la folie des hommes
on brise constamment les tables de la Loi
Comment hurler la paix, exiger son retour
aux mafieux des pouvoirs réputés maîtres de terreur ?
Collez votre œil à l’oculaire : lumières en suspens
sur l’incommensurable, regardez - les au prix
de tout orgueil petit ou grand
Le piédestal où le tyran se juche
est d’emblée fissuré. Faisons ce vœu
qu’en 2025 nous assistions à des fractures
d’Histoire, voltes où le destin se plaît
à remagnétiser l’Aimant fédérateur d’Amour.
André Ughetto, 23 décembre 2024
LA MASSACRE DES INNOCENTS
Je perds les pédales devant l'horrible guerre
-C'est pas juste dit l'enfant d’un kibboutz
dont la famille a été massacrée
Puis après l'Israélien c'est un petit Palestinien
de Gaza qui hurle sa désespérance
Je suis entouré d'arbres qui me regardent
Je les entends me menacer
Je ne sais au juste ce qu'ils me reprochent
Difficile pourtant d'esquiver
Mais dire la détresse comme elle est
N'est pas donné à la langue de tous les jours
(les mots des tribus ennemies ajoutent de la haine au désespoir)
-C'est pas juste disent les enfants des deux peuples ennemis
C'est de plus en plus nous qui subissons le massacre des innocents
Combien d'années maudites faudra-t-il encore passer
Avant de revoir refleurir la paix l'art
le petit bonheur d'Exister
JJ Dorio Noël 2024