SOUS LE FORT DE BOUC

Je n’hésite jamais plus quand j’écris ainsi J’ai hésité naguère et même parfois raturé Je ne savais pas alors me préparer Être prêt à accueillir les lignes de mots qui composent les poèmes de nos vies Je n’hésite jamais mais ma page – cette page-là par exemple – peut demander pour s’écrire un temps très long Je la quitte des yeux Vois sans bien le regarder le paysage – une torchère, de petits bateaux et leurs sillons dans la passe maritime sous le Fort-de-Bouc – Et aussi pour faire peau neuve – ou peut-être plus simplement faire la peau au texte – Je laisse là ce frêle essai à reprendre un jour… ou jamais

1er janvier 2025

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