En pleine marge
J’écris au large
Ce vague essai
Sur une barge
Qui fait naufrage
Ou à l’inverse
Mène au succès
Nul ne le sait
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J’écris en marge
Cette surcharge
Cet excédent
Et ce surplus
Comme la foule
Qui fait sur ce poème
Un vague essai de charge
(C’est du Verlaine
On dirait)
6 mars 2025

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J’écris j’essaie (à la main sur un papier vergé) J’écris en seconde main sur le clavier mon texte modifié (à la marge) ou, parfois, supprimé J’écris en commençant par cette fameuse phrase venue des dieux et en finissant nu comme le dernier vers de l’Art poétique de Paul Verlaine et tout le reste est littérature
16/07/2021 extrait
En définitive à quoi écrire sert-il sinon à vivre ? Toutes les pénibles élucubrations sur « écrire et vivre » – écrire comme renoncement à la vie – sur « la chambre aux murs de liège » – avec attendrissement. « Il n’a pas vécu le pauvre » – ne sont que pitoyables défenses d’envieux, de toute façon sans importance. Mais ici, la chose est dite. Jacqueline Bisset
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L’aube à l’envers
Le Point-du-Jour avec Paris au large,
Des chants, des tirs, les femmes qu’on » rêvait « ,
La Seine claire et la foule qui fait
Sur ce poème un vague essai de charge.
On danse aussi, car tout est dans la marge
Que fait le fleuve à ce livre parfait,
Et si parfois l’on tuait ou buvait,
Le fleuve est sourd et le vin est litharge.
Le Point-du-Jour, mais c’est l’Ouest de Paris !
Un calembour a béni son histoire
D’affreux baisers et d’immondes paris.
En attendant que sonne l’heure noire
Où les bateaux-omnibus et les trains
Ne partent plus, tirez, tirs, fringuez, reins !
Paul Verlaine
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