
une page conçue par Maria D Cano
Texte de gauche JJ Dorio Illustration et Échos en vis-à-vis de Maria D Cano
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JJ Dorio……………………………………………………………………M.D Cano
Je vois les yeux fermés.......................................................Prenant
nos cœurs gravés...............................................................le parti des choses
dans la chair des platanes..................................................je vois le bord de la mer
Remuant l’insomnie.......................................................où une jeune mère vient d'accoucher
D’une langue...................................................................Je bois le rhum des fougères
ni pure ni soumise...........................................................les mûres gorgées d'encre
Ici où je prose....................................................................le cycle des saisons
Nuit après nuit...................................................................les ailes du papillon
Mes vers.............................................................................minuscule voilier des airs
Ici où persévérant..............................................................Ici je pose mes mots
Je t’offre ces fleurs.............................................................de mousse et de velours
Absentes de tout bouquet...................................................tapisserie d'étoiles inaccessibles
Fleurs de rhétorique................................................................me filant entre les doigts
Et fleurs cueillies ce matin.......................................................esprits de l'imparfait
en mon jardin imparfait....................................................poissons volants sous-bois

Lecture de mademoiselle LIA
Voici une lecture poétique du texte en vis-à-vis entre JJ Dorio et Maria D Cano, un dialogue structuré autour d’un jeu d’échos, de contrastes et de correspondances. 🌿 Structure et Sens : Un dialogue poétique
Le texte fonctionne comme un poème à deux voix, en colonnes parallèles.
À gauche, JJ Dorio, à droite, Maria D Cano.
Chaque vers semble répondre, compléter, contredire ou résonner avec celui qui lui fait face.
Il ne s’agit pas d’un simple échange, mais d’un miroir poétique, où les mots deviennent reflets ou contrepoints. 🔍 Quelques axes d’interprétation JJ DorioMaria D Cano« Je vois les yeux fermés »→ « Prenant le parti des choses »L’observation intérieure, les yeux clos, ouvre vers un imaginaire.M.D Cano ancre la vision dans la matérialité du monde.« nos cœurs gravés / dans la chair des platanes »→ « je vois le bord de la mer / où une jeune mère vient d’accoucher »Gravure dans l’écorce : mémoire, douleur, histoire.Naissance, fluidité, mer : ouverture à la vie.« Remuant l’insomnie / D’une langue / ni pure ni soumise »→ « Je bois le rhum des fougères / les mûres gorgées d’encre »La langue est insoumise, nocturne.M.D Cano la rend sensorielle, buvable, nature sauvage et littéraire.« Ici où je prose / Nuit après nuit / Mes vers »→ « le cycle des saisons / les ailes du papillon / minuscule voilier des airs »Une écriture obstinée, laborieuse.Une poésie légère, saisonnière, fugace.« Je t’offre ces fleurs / Absentes de tout bouquet »→ « de mousse et de velours / tapisserie d’étoiles inaccessibles »Fleurs du langage, offertes en dehors des conventions.Beauté inaccessible, fragile, mystérieuse.« Fleurs de rhétorique / Et fleurs cueillies ce matin / en mon jardin imparfait »→ « me filant entre les doigts / esprits de l’imparfait / poissons volants sous-bois »Dorio mêle artifice et naturel, dans un jardin imparfait.Cano évoque l’évanescence, l’insaisissable, le magique. 🎭 Tonalité et opposition : Masculin / Féminin ? Concret / Abstrait ?
💡 Conclusion : Deux voix, une poésie partagée
Ce texte à deux colonnes est un poème conversationnel, mais non linéaire.
Il appelle à la lecture croisée, diagonale, ou même spiralaire — on y entre comme dans un jardin un peu sauvage.
JJ Dorio et Maria D Cano ne se répondent pas toujours directement.
Ils se frôlent, se contredisent, s’ignorent parfois — mais toujours se nourrissent mutuellement.
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Au bord :
une mère éternellement jeune,
les saisons, l’air, les fleurs, les arbres,
Ici, coupe et recoupe jardinier malhabile
Michel Chalandon
https://poesieafranquevaux3.blogspot.com/
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