C’est comme un pont traversé et retraversé car chaque fois on oublie ce qu’on allait chercher sur l’autre rive
C’est l’olive de la récolte plus amère que le noir de tes yeux dans ta nuit définitive
C’est la mort qui nous frôle et que nous attendons de pie ferme sur nos pieds s’aidant du chiffon rouge pour écarter l’intruse
C’est le rêve des Égarés tout repère effacé toute trace perdue
C’est la dactylographie scrupuleuse de chacune de nos rêveries
Ce sont nos barbares civilités
JJD poésie mode d’emploi
Passes : la passe du torero comme l’écriture selon Michel Leiris et la passe de Lacan (à la cantonade)
1:04
Mademoiselle LIA
1. La passe du torero (Michel Leiris, Miroir de la tauromachie)
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Au quite de quoi,
je me souviens :
maestro,
peon,
los del castoreño
a puerta gayola,
de rodilla,
larga afarolada,
suave veronica,
chicuelina corrida,
cite de frente,
de frente por detrás,
pecho,
derechazo,
natural,
trinchera,
firma,
desplante,
a volapie,
al encuentro,
al recibir,
bajonazo,
orejas y rabo
arrastre,
au quite de ce dont
je ne me souviens pas.
Miguel Chalandon
https://poesieafranquevaux3.blogspot.com/
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