Je connais à la robe l’homme
Un vers de François Villon
Je connais quand le vin est tiré
Je connais des têtes et des pieds
Je connais le diable à sa queue
.
Je connais bouillon à ses yeux
Je connais mouton à sa laine
Je connais téton à son grain
.
Je connais vierge à l’auréole
Je connais peintre à ses couleurs
Je connais Magritte à sa pipe
.
Je connais Queneau à son style
Je connais déluge à ses eaux
Je connais pauvres à leurs haillons
.
Je connais la charrue à ses bœufs
Traçant leurs boustrophédons
Je connais les hiéroglyphes et les dés
.
Je connais renard à sa queue
Je connais ivrogne à sa trogne
Je connais Flaubert à son gueuloir
.
Je connais Sage à son étude
Je connais masques et bergamasques
Je connais manuscrit à ses marges
.
Je connais Lais et Testament
Semblablement Menus Propos
Qui ont inspiré cette rengaine
de François,
de Paul,
de Guillaume :
Traçant, disant, chantant
je sais
des lais,
des complaintes,
des hymnes,
et romances
et chansons
semblablement :
où est la reine, à Bergame ?
michel chalandon
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