Je fais la somme de mes plusieurs mois
Je les écris dans des carnets de couleurs différentes
Avec des voix multiples
La voix sans personne
La voix enfantine
Les voix chères qui se sont tues
La voix de l’esprit qui toujours nie
La voix du silence
La voix du temps arcancielesque
La voix sépulcrale des djinns
La voix artificielle qui lit mes poèmes transcrits sur l’ordi
La voix de la mer qui vient à mon chevet se mêler à mes acouphènes
Ces voix multiples se croisent comme des fils
Chaîne et trame tissant le drame
Ce labyrinthe où s’enchaînent les images de la machina memorialis