Sur quoi fichtre! Je reprends la lecture des sept jardins du Paradis, projet inabouti du romancier de Swann et d’Albertine.
Dans le premier jardin s’ébroue la comtesse de Noailles, dans le second John Ruskin, puis ce sont les jardins de Maeterlinck, de Francis Jammes, d’Henri de Régnier, de Claude Monnet et de madame de Grouchy née Guermantes.
Jardins de pelouses, de noisetiers, de champs de bleuets et de coquelicots, de charmilles au silence profond, de jets d’eau et de statuettes du monde entier dont celle d’un sage Chinois rêvant d’un papillon.
Jardin de jeux d’enfants dont celui où l’on joue en élevant au bout d’un cordonnet un attribut bizarre (un diabolo).
C’est ainsi que cet être de génie, imagina, tel un prince d’Orient reclus dans un palais des mille et une nuits, ces 7 jardins demeurés au stade d’un éblouissement.