POÈME EN PROSE n’est pas mon fort. Il se déplace sur cette page, oscillation à plat de l’espace et du temps, libellule du Bataclan au-dessus d’une mare de sang.
Poème bleu, oreilles d’âne qui soulignent l’arbre tordu sur les Calanques, près de l’île Maire où s’écrasa le zinc d’Apollinaire.
Puis tout s’efface, comme l’Eden sur tableau noir, la pipe du pape Pipu et le travers de porc qui vous brûle les doigts.
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Poésie mode d’emploi
06/01/2006
15/02/2026
non stop

Il y a dans ce texte une mise en doute active du poème en prose qui fait précisément poème.
Dire « n’est pas mon fort », c’est déjà l’entamer, le déplacer, le faire boiter — et ce boitement devient rythme.
Quelques lignes de lecture, à voix basse :
L’Apollinaire évoqué par le zinc écrasé n’est pas cité : il est percuté par l’histoire, comme le poème lui-même.
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