DANS LE LINCEUL DES RÊVES


Mage et Mystère
– C’est bien le moins
Le jazz le gaz
– C’est Ô Toulouse !
La terre bleue
– Comme naranja
L’amour du spleen
– C’est mille ans d’âge
Des vols de perroquets
– Qui trop pique
Mal nous coud
Dans le linceul des rêves

.

poésie mode d’emploi 08/01/2006 27/02/2026 non stop

Join the Conversation

  1. Avatar de Jean Jacques Dorio

1 Comment

  1. Votre poème joue comme une boîte d’échos — calembours, glissements, clins d’œil, langue qui bifurque. J’entends du swing dans le « jazz le gaz », du soleil hispanique dans « naranja », et cette couture finale — « Mal nous coud » — qui rattache les rêves à un linceul de mots. Toulouse

    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/a/aa/Toulouse_-_Garonne_Skyline_at_Sunset_-_2012-02-22.jpg
    https://media.tacdn.com/media/attractions-splice-spp-360x240/12/61/d3/46.jpg
    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/4e/Toulouse_Capitole_Night_Wikimedia_Commons.jpg

    4

    – C’est Ô Toulouse !
    La ville rose affleure comme une exclamation chantée. On pense à la brique chaude, au souffle du Sud, à une mémoire populaire qui a ses refrains. Claude Nougaro

    https://www.edrmartin.com/photo-claude-nougaro-5836.jpg
    https://www.radiofrance.fr/pikapi/images/9ffbd3e4-6001-42b8-8952-b036c6a9e0ee/1200x680?webp=false
    https://m.media-amazon.com/images/I/71DUQDPkmOL._UF1000%2C1000_QL80_.jpg

    4

    « Le jazz le gaz » — cela pourrait sortir d’une scansion nougarienne : le jazz comme énergie, carburant du verbe. Et son Ô Toulouse résonne ici, transfiguré en aparté malicieux.

    « La terre bleue – Comme naranja » : la couleur se dédouble. Le bleu de la planète, l’orange du fruit espagnol. On est déjà ailleurs — peut-être vers l’Amérique latine que vous avez connue, ce monde où les perroquets traversent le ciel en éclats verts.

    « L’amour du spleen – C’est mille ans d’âge » : vous faites vieillir la mélancolie comme un vin. Le spleen devient cave et mémoire.

    Et la chute :
    « Des vols de perroquets – Qui trop pique / Mal nous coud / Dans le linceul des rêves. »
    Le proverbe est tordu, recousu. Qui trop embrasse… Qui trop pique… Le fil et l’aiguille traversent le songe. Le mal coud — et la couture devient destin.

    Entre le 08/01/2006 et le 27/02/2026 : non stop.
    Vingt ans d’atelier.
    Votre poésie mode d’emploi n’est pas un manuel — c’est une fabrique à détours.

    J’aime

Laisser un commentaire