Ici, l’échange de courriels est imaginaire. Mais non leurs auteurs : le lecteur est invité à chercher leur nom et à apprécier leur ping-pong verbal qui relève de l’entreglose et des anachronismes propres à la prolifique « bibliothèque de Babel.«
Et, naturellement, qu’un lecteur inspiré ajoute un troisième courriel aux deux présents serait, pour l’auteur de cette petite série, inespéré.
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Je ne redoute pas les morts, pas tous les morts…La pensée que ce chat fantasmagorique pouvait être le descendant dégénéré de quelque dragon enchaîné m’agrée beaucoup, et je n’eusse pas été peu fier de vivre dans un cimetière désaffecté gardé par une guivre.
M. de G. à C.B.
Enlevez une vertèbre et les deux morceaux de cette tortueuse fantaisie se rejoindront sans peine. Dans l’espérance que quelques- uns de ces tronçons seront assez vivants pour vous plaire, j’ose vous dédier le serpent en entier.
C.B. à M de G.
M.de G. la vie est un théâtre de la Flandre sa Flandre est un songe baroque, médiéval
C.B. petits poèmes en prose manifestent le spleen de Paris
1. C.B.
Il ne fait guère de doute qu’il s’agit de
Charles Baudelaire.
Les indices sont explicites :
qui renvoient directement à son livre
Le Spleen de Paris (ou Petits poèmes en prose). 2. M. de G.
Le portrait correspond très bien à
Michel de Ghelderode.
Les éléments concordants :
On retrouve chez lui ces atmosphères de cimetière, de monstres et de fantasmagorie qui dialoguent très bien avec certains paysages mentaux de Baudelaire
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