UN HOMME SE FIXE LA TÂCHE DE DESSINER LE MONDE courriel 28

Ici, l’échange de courriels est imaginaire. Mais non leurs auteurs : le lecteur est invité à chercher leur nom et à apprécier leur ping-pong verbal qui relève de l’entreglose et des anachronismes propres à la prolifique  » bibliothèque de Babel. »

Et, naturellement, qu’un lecteur inspiré ajoute un troisième courriel aux deux présents serait, pour l’auteur de cette petite série, inespéré.

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À l’instant de sa mort, le travail de celui qui s’éloigne, se mue en œuvre, plus ou moins inachevée bien sûr. Mais des contours soudain se dessinent. Comme une côte surgissant au petit matin devant l’étrave du navire, ce qu’on prenait d’abord pour une succession d’îles se révèle former un archipel, voire une terre unique.

F.H. à J.L.B

Un homme se fixe la tâche de dessiner le monde. À mesure que les années passent, il peuple un espace d’images de provinces, de royaumes, de baies, de navires, d’îles, de poissons, de maisons, d’instruments, de chevaux, de personnes. Peu de temps avant de mourir il découvre que ce patient labyrinthe de lignes trace l’image de son visage.

J.L.B. à F.H.

F.H. un grand historien du Temps (Kronos n’est pas Kairos) qui met à nu notre époque où règne « le présentisme »

JL.B. Fictions, el Aleph, histoire universelle de l’infamie, Ferveur de Buenos Aires, el hacedor

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