Ici, l’échange de courriels est imaginaire. Mais non leurs auteurs : le lecteur est invité à chercher leur nom et à apprécier leur ping-pong verbal qui relève de l’entreglose et des anachronismes propres à la prolifique » bibliothèque de Babel. »
Et, naturellement, qu’un lecteur inspiré ajoute un troisième courriel aux deux présents serait, pour l’auteur de cette petite série, inespéré.
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Non ! La vie ne m’a pas déçu ! Année après année, je la trouve au contraire plus vraie, plus désirable et plus mystérieuse et non un devoir, une fatalité, non une tromperie ! La vie, « moyen de connaissance », avec ce principe, on peut non seulement vaillamment, mais même gaiement vivre et gaiement rire !
F.N. à R.R.
La gaieté en tant qu’attitude pratique, concrète et située, réveille la part de comédie de nos existences, elle a peu de besoin pour être effective. La gaieté, en tant qu’attitude pratique, réveille la part de comédie de nos existences qu’elle sait aussi être tragiques. Elle se nourrit de ce que l’expérience de la vie lui apporte d’agréable et d’amusant, y compris au cœur du malheur.
R.R. à F.N.
F.N. peut-on gaiement rire avec le philosophe au marteau ?
R.R. le dernier ouvrage de cette professeur de philosophie et d’esthétique vient de paraître (janvier 2026) titre : La Gaieté
À R.R. et F.N.,
Vous parlez de la gaieté comme d’une conquête ou d’une tenue. Mais ne serait-elle pas aussi une écoute ?
Il est des jours où la vie ne se laisse ni affirmer ni comprendre. Elle passe. Elle frôle. Elle se retire presque.
Alors la gaieté ne rit pas : elle incline la tête.
Et peut-être que le marteau lui-même, au lieu de frapper, devient diapason.
J.J.D.
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