À moitié dormant
Je feuillette mon cerveau
Où nichent les images inscrites sur le livre du jour
Aucune particulière à en détacher
Si ce n’est celle d’un écrivain
Qui fit de ses rêves matière
Et pour le reste j’entends le vent de la nuit qui se lève
J’imagine qu’il souffle pour quelque pauvre âme tombée ce jour-ci
Peut-être dans mon village natal de l’Ariège
Où dans un champ de l’Amérique du Sud …
À côté de l’âme défunte
Je vois son cheval qui continue de paître
Comme si de rien n’était
