J'écris pour voir
Ce que spontanément
Je ne vois pas
.
Ce qui finit
Au bout du processus
Par me détendre
.
D'abord je lis
Les yeux fermés je lis
Dans mes pensées
.
Elles sont nulles
Il faut les réveiller
À petit feu
.
Et peu à peu
Faire changer la place
de mes idées
.
J'étais couché
Je suis assis genoux
pliés j'inspire
.
Inspiration
Expiration j'y vois
soudain plus clair
.
Béatitude
La vertu elle-même
dit Spinoza
.
Tranquillité
Le poème se lève
Il est léger
.
De bas en haut
IL a suivi la loi
D'intégration
.
Un lumignon
Refus d'obscurité
De pensées serves
.
Il est fini
Je l'ai fait lentement
Heureux de mettre
Le point final
.
Author Archives: Jean Jacques Dorio
L’INVENTION D’UN POÈME
Ce poème n’a aucune réalité préétablie
(ce ne sera même pas si ça se trouve un poème)
Mais j’aurai à nouveau fait l’essai
Relié ce qui est séparé :
les cloches qui sonnent sans raison
l’oiseau qui ce matin chante Messiaen
et les mots automatiques qui fatiguent ma plume :
essaim
éclaircie
hypnographies
Tout ce qui évolue dans l’invisible
Et qui fera l’objet sur ma page prochaine
D’une version autre
Meilleure…ou pire
UN MOMENT D’ÉCOLE
Dans la maison d’école, tandis qu’au dehors il pleuvait des cordes, on écrivait à la craie sur nos ardoises le beau temps de la vie.
JUSTE UNE PHRASE XII
ÇA VA TROP VITE
Quand ça va trop vite il faut s’arrêter
suspendre nos activités casser le
rythme effréné pour souffler
cesser de parler quand tout est
dit et singulièrement arrêter d’
écrire nos fadaises à nos corres
pondants X Y Z
.
Le monde alors s’allège le silence
s’installe nul mot ne vient s’ajouter
au vacarme quotidien des mégapoles
on est muet
Silence sur toute la ligne
ENFANT
Je fus enfant
Fan de mille jeux imaginaires
(j’étais fils unique)
ou collectifs
avec les copains du village
.
Bien des lustres après
Je continue
Nuit après nuit
Nuits d’Idumée
Nuits d’un enfant
Aux cheveux blancs
Qui oublie son âge
Imaginairement