Aux branches de mon arbre Les pendus de Villon Mais aussi mes vieilles branches Mes copains de jargon Aux branches de mon arbre ”Rien qui pèse Ni qui pose” Mais de petites fleurs Que souffle Sydney Bechet Aux branches de mon arbre Où des bouffées de neige Me rappellent une dame d’antan
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LA PURETÉ D UN ARBRE
La pureté d’un arbre
Rejoint celle des bras enfantins
Qui l’etreignent
Y grimpent
Pour se saouler de cerises
Et de chants de Brassens
Auprès de mon arbre
J’ai vécu heureux
PUISQUE LA BELLE EST MORTE
Puisque la belle est morte, puisqu’il n’y a plus de raisons, tu entends en sourdine, oreille meurtrie, l’arrivée, reine de Saba tu triomphes, tu étends et tu agites, voiles et splendeurs, et sermons d’esclaves pour les étoiles, je m’agite, je me tiens, tu considères, reine arrivée, sans autre précision on te cerne,
on dérive et décrivant, on arrache des parcelles, or fondu, forêts en flamme, des sources et du temps, pour bénir et sonder, je te tiens, tu réclames, je commence, allons-y donc, il faut bien remonter les rampes du temps, pour bénir et comprendre, j’arrive de Saïs, je reviens du Pérou, je divague et je chante,
de Vienne jusqu’au Canada, arrivée, arrivant, arrivons, nous sommes en avance, tout chante et bondit, tout pour tout, des savanes, des forêts, je suis, et je suis celui qui court encore, nous retenons le souffle et la voix, désir étrange et jeu palpitant, il faut troubler son âme, et répondre et je suis maintenant,
et ici, j’accroche au bord du cœur des franges et du froid, retenons, retenons, en avance, en retard, une reine arrive et chante, chante, oiseau, canari impérial, nous étions, nous serons, et ici, et maintenant, des branches aux fourrés, et taillis, et frondaisons, cela retient, je suis et sous chaque feuille,
je suis sous chaque feuille, je mords à chaque pas, oiseau muet, source sans avance, tu conserves, on irait ainsi et ainsi d’un heureux brasier, rouge et chaud à une histoire sans lendemain, il n’y a qu’un passé, le reste est en absence, je vis, je tiens, je bouge, tout ici sous les cendres se consume, il te reste :
à dire, il te reste à tenir, des cœurs enrubannés, des voix sans écho, il n’y a pas de reste, il n’y a pas de retenue, tu comptes pour les doigts, tu diriges la route, cœur évolué, croix tendue au-devant, je tourne et tu enchantes, tu tiens, tout commence, il reste à soutenir les heures déployées, les jours envolés,
allons, je te croise et tu oublies, nous étions sur la route, d’un pas large, d’un saut tout plonge au-devant, dans l’ombre, dans la rupture, je tiens et tu fermes, que reste-t-il aux immortels, sans le reste, sans ce qui vient, en volant, en tirant, en poussant, je ferme, et tu dérobes, et tu tiens ce qu’il faut,
pour retourner au jour, pour étendre, pour finir, pour comprendre et retenir il te reste certes, quatre et plus en plus, et un peu de peur à la peau, tu restes ici, et tu retiens bleu et nocturne, sans avance puisque la belle est morte, puisqu’il n’y a plus de raisons, tu l’entends en sourdine, oreille meurtrie, arriver,
reine de Saba, accroche au bord du cœur des franges et du froid, j’arrive de Saïs, je reviens du Pérou, je divague et je chante, de Vienne jusqu’au Canada.
Michel Chalandon pour Jean Jacques Dorio
lecture de JJ Dorio 26 mai 2023 midi et demi
LETTRE D’UN FEU FOLLET À FEUE SA FEMME : ma chérie mon amour dynamité ma tourterelle ensablée mon soleil quand il pleut à verse mon petit point d’or io ma lionne assise dans le patio de l’Alhambra de tout ton corps jusqu’à ton dernier souffle vivante jusqu’à ta mort mais tu m’écoutes me dis-tu quand il te semble qu’à tes côtés je m’adonne à je ne sais quelle rêverie mais oui mon cœur je t’écoute et je goûte ce moment présent comme une nostalgiemon murmure tu le vois ton sang infuse toujours dans mes écrits tes yeux dévoilent mes épiphanies l’inflexion de ta voix chère ne s’est pas tue
VIATIQUE POUR L’ÉTERNITÉ

« Celui qui a été ne peut plus désormais avoir été : désormais ce fait mystérieux et profondément obscur d’avoir été, est son viatique pour l’éternité ». Vladimir Jankélévitch
In memoriam Josiane Dorio qui connut dans sa vie de si belles aubes et nous quitta un triste soir le dimanche de fête des mères du 25 mai 2014.

Dans un verre de montre Ton visage s'inscrit Il voyage dans une maison d'école Où les enfants dessinent les arabesques D'un abécédaire Que tu leur appris
CHÈRE AMIE AMOUR ABSURDE ma disparue ma nostalgie présente et à venir Chère amie amour absurde ma main donnée à tout ce qui a été entre nous et qu’aucune main ne peut effacer Chère amie amour absurde ma destinée ma rose au boué la moindre fleur qui pousse dans mon jardin imparfait Chère amie amour absurde ma décédée ma passerelle au-dessus du gouffre de nos douleurs consenties Chère amie amour absurde ma main qui te l’écrit entre cris et rires comme un bon mot chassant nos maux une comptine un conte à dormir assis sur ton pupitre d’écolière ravie d’apprendre l’abécédaire de l’enfance de l’art de ta vie Ma chère amie amour absurde réinventée entre deux résonances qui se contredisent la mort la vie l’éphémère éternité Ma chère amie amour absurde mon oxymore morte vivante qui irrigue mon viatique ma vitalité jean jacques dorio 25 mai 2023
MUR BLANC

Sur mon mur blanc Les images sont illisibles Mais dans ma tête elles fourmillent