Les nuits je me perds
Voyage autour de mes rimes
Poussant ma brouette
(d’insomnies)
Jean Jacques Dorio Un poème inédit par jour
Les nuits je me perds
Voyage autour de mes rimes
Poussant ma brouette
(d’insomnies)
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L’internautonier pousse sa barque :
lebontempsdelavie
Une anthologie
pour les lecteurs de poésie
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« Envolez-vous, pages tout éblouies ! »
Septième mois : juillet. Jujube et jujubier.
Septième vie dans la cité de la Concorde,
Quand tout autour le monde violent se défait.
Nous maintenons récitatif, cordes de feu,
Souffles des poésies, simplement et sans bruit.
Écrire sans raisons, c’est ma raison d’écrire.
La lune a disparu dans un coin du verger,
C’est le moment de déployer nos alphabets.
Belles de nuit, filles d’Orphée et feux follets.
Jetez les dés, portraits au crayon des poètes
d’ici et maintenant, dessins de Jacques Basse.1
On l’entend sans la voir ma bouteille à la mer,
un peu de souffle, un peu de chant, beaucoup de temps,
Source des nuits qui la remplit d’une eau discrète.
On la voit sans l’entendre, fiasque, fiole, fillette,
Ailes de papillon, vertiges de mouettes,
Je les confie au vent, à la joie qui sécrète
ce miel secret pour le lecteur de l’autre rive.
Humour, légèreté du murmure intérieur.
Va-et-vient des poèmes que l’on dit essentiels.
Le- bon-temps-de-la-vie, j’ouvre une anthologie,
Un poème par jour alternant homme, femme,
divers, vivants et bien vivants…et loin des maîtres!
Sous l’écorce des mots de la tribu, l’aubier,
La vie du langage qui nous donne vigueur,
joie, puissance d’agir, ABC fraternel,
imagination (faites la diérèse).
Le grand-duc au grenier, un poète empaillé.
Il se plaint de sa vie, du destin, du cogit
Ô nausée, vie absente, couchées sur papier bible.
1 « Visages de Poésie » Editions Rafael de Surtis
JUILLET JUJUBE ET JUJUBIER
Un poème publié par Michel Cosem à Encres Vives
Dans le recueil
DOUZE MOIS EN ALEXANDRINS
Collection Encres Blanches n° 663
Avril 2016

2 Je lance un scud sur Scudéry Un missile imbécile sur Zéphyre la Belle Endormie Qu’il écrivit d’une main sûre La Belle du sonnet repose Les yeux fermés pleins d’agrément Ses seins demi-nus palpitant Son haleine parfum plus doux Que l’esprit de musc et de rose Le Poëte on le lit abuse Use de figures futiles Mais qu’il me plait de retresser C’est une dame revisitée Par des métaphores qui filent Georges de Scudéry (1601-1667) série : Lir'écrire encor des sonnets ? Il faut être sonné !

Le collage avec l’âge ça me rajeunit
Morcelé Mort scellée?
Je m’en fiche
Quand je colle au symbole
De l’irréalité
collage 42×30 cm 20/07/2023 22h
1
Sur un thème connu me voilà variant
Mariant la contrainte avec la fantaisie
Dans la nuit solitaire triste oiseau se riant
De l’amour malheureux plantant ses banderilles
J’accumule mes plaintes mes peines et tourments
Je me perds dans les bois de ces amants d’Ovide
Transformés en tilleul en rameaux de gourmands
Sur la barque d’Amour je rame dans le vide
Quand finit ma complainte la nuit et le silence
Me laissent démuni passereau solitaire
Je refuse pourtant tout ce qui me fait taire :
L’absence de désir le malheur la souffrance
La langueur de mes rimes mes belles adversaires
Dernier vers Ô Lecteur en absence…Va riant !
Sonnet écrit d’un premier jet ce mercredi 19 juillet 2023
Avec l’aide de La Roque (Siméon Guillaume) vers 1551-1611