L’APPRENTI ÉTERNEL Aucun savoir ne permet la réussite d’un poème Et encore moins aucune œuvre précédente l’éloge des confrères ou l’indifférence des non-lecteurs de poésie – Je sors celui-là – imprécis imprévu – de la nuit des grenades de bouches et de larmes D’un livre d’apprenti qu’il fallait découper au couteau pour passer d’une page à l’autre La lame de l’opinel révèle quelques éclats d’âme Mais surtout pas un supplément (comme nous écrivions alors) Poèmes jaillissaient du Corps transfiguré dans l’excès et l’urgence Soutenus par des lyres converties en orgues électriques Musique d’Eddy Louis Paroles de L’apprenti foudroyé de Franck Venaille