LE POÈME RATÉ

Rafles et rafales
Pour amarrer
Ce poème flottant
Qui succombe
Au chant des Sirènes

On ne s’habitue pas
Au goutte à goutte
Des grains de voix
À la couleur du sable
Des marées noires
À la portée des notes
Que personne n’entend

Exceptés pêle-mêle
Les marginaux du verbe
Qui déchirent l’azur
La mère et son grand M
Berçant son nouveau-né

Les feuillets que l’on froisse
Le poème raté