Je ne suis qu’un viveur lunaire Jules Laforgue Je ne suis qu’un heureux mortel Qui fait des vers de mirliton Et cela pour être béton Et devenir un immortel Promenant d’un air amusé Ma gueule de métèque pâle Je chante des romances jouales Sur un luth vu dans les musées Ah ! oui devenir immortel Dans un siècle de charlatans Et sur ma tombe l’or du temps Gravé en lettres tubitèles