un petit texte avant dormir
on pousse la roue aux mots jusqu’à minuit
ceux qu’on lit et ceux qu’on écrit
jusqu’à l’assoupissement
puis l’ouverture du colloque incertain avec nos rêves énigmatiques
un petit texte dans le désordre des draps de notre couche
où vient les yeux fermés l’ébauche d’un écrit
qui oscille fiévreux ou apaisé
une petite pièce d’écriture illuminée d’une bougie factice
propice au désordre et à la confusion des pensées
on dirait que l’on rêve tout éveillé
ce soir des images glissent sur un enfant
qui n’existe plus depuis belle lurette
il descend l’escalier teinté au brou de noix
sort-il d’un cauchemar ou d’un songe merveilleux
nul ne sait
les adultes autour de lui prononcent des paroles incompréhensibles
puis la parenthèse se referme
mais non l’imprévu de toute image fugitive
prélude de nos nuits