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Un peu d’or puisé par les orpailleurs
Un peu d’or dans le cœur de Félicité
Un peu d’or dans les plumes du paradisier
Un peu d’or sur les lettres du cimetière
Un peu d’or pour les temps incertains
Un peu d’or sur la syntaxe en fête
Un peu d’or pour l’homme des cavernes
Un peu d’or pour le Covid 19
Un peu d’or pour Poisson soluble
Un peu d’or avec des cors aux pieds
Un peu d’or ô mort vieux capitaine
Un peu d’or sous les doigts de Morphée
Un peu d’or le cri de la Nature
Un peu d’or pour le don des fées
Un peu d’or des pieds à la tête
Un peu d’or entre la mer des Crises
Et celle de la Sérénité
28/03/2020
C’est Dorio qui l’a fait
Mais Queneau lui a soufflé
les deux derniers vers
7 POÈMES DE MAINTENANT LE CORPS AU NAGUÈRE Que ton vers soit la bonne aventure Éparse au vent crispé du matin Qui va fleurant la menthe et le thym... Et tout le reste est littérature. Paul Verlaine JADIS ET NAGUÈRE
Un peu d’or dans les yeux du bébé
Un peu d’or sur la pointe de son nez
Un peu d’or sur la peau du grand fleuve
Un peu d’or sur les pages bibliques
Un peu d’or pour le rêve des enfants
Un peu d’or sur la pointe des pieds
Un peu d’or pour l’homme de la rue
Un peu d’or pour la femme fustigée
Un peu d’or à la lumière du jour
Un peu d’or avec les yeux cernés
Un peu d’or sur ce peu de bruit
Un peu d’or sous les semelles du vent
Un peu d’or et de langues anciennes
Un peu d’or sur papier musique
Un peu d’or pour « courir les rues »
Un peu d’or pour « battre la campagne »
Un peu d’or pour « fendre les flots »
Un peu d’or pour Queneau
Et un clin d’œil à Dorio
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Comme j’aimerais que sur ce blog singulier viennent s’agréger autant de textes que de lecteurs et lectrices n’hésitant pas à se lancer sans retenue et sans réfléchir., comme le fait avec « duende » Maria Dolores Cano . Bien sûr, on peut dans ces cas « se manquer » mais on réécrit la fois après et c’est bien mieux que de rester muet
Après une longue traversée d’écriture et d’impression de poèmes, le poète Gaston Puel, qui me fit l’honneur vers la fin de son parcours, de m’adresser maints courriers, incitait ainsi ses lecteurs à se réveiller…Je ne saurais dire mieux.
« Je me suis habitué à considérer tout poème venant d’être écrit comme un fruit naissant, une promesse, un apparaître verbal d’un instant plus ou moins privilégié, une ébauche à parfaire, un voyage à continuer. Ainsi n’y vois-je jamais une version définitive, une œuvre achevée, notions qui n’ont plus de sens pour moi. J’incline même à souhaiter le vrai lecteur qui écrirait un autre poème à partir du mien. »
À VOS STYLOS PLUMES CLAVIERS !
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