VersionII
En regardant vers le pays de France Paix est trésor qu’on ne peut trop louer Je hais guerre point ne la doit priser Douce France que mon cœur doit aimer Charles d’Orléans - Et dans ton rêve tu cherchais quoi alors ? - « La Douce France » - Et ? - Et justement je ne savais ce que Douce France recouvrait - La chanson de Trénet peut-être ? - Non je n’étais pas vêtu d’une blouse noire et il n’était pas question de la doctrine platonicienne de la réminiscence - La Douce France ne serait-ce pas alors le nom d’une ancienne amie jouant au clavecin les barricades mystérieuses ? - Belle hypothèse Et maintenant que tu l’évoques j’ai connu en effet une France Qui descendait de Paris après les événements de Mai 68 Pour aller filer la laine et les amours collectives Dans une communauté située en Ariège - En « Art-y-ai-je » où toi-même vécut enfant la liesse de la Libération - Antidote à la France Rance des discours pourris des années quarante…et d’aujourd’hui - Oui Charles d’Orléans le Prince poète avait déjà tout compris