LE TEXTE ET SES LECTEURS





Le texte grandit avec ses lecteurs.

Il a été écrit loin d’eux, sans penser à personne, pour ce qu’on cherche en soi d’essentiel, mais le texte achevé, sans l’épreuve d’une lecture accomplie par les autres, il reste lettre morte, un jeu solitaire et stérile.

Ainsi, merci chère Marie et cher Jean-Marie, chère Esther et cher Marcel, […] par vos lectures bienveillantes de le raviver.

AUTREMENT DIT

Je passe toute la journée à ne pas écrire, mais ici et là en lisant je recopie de brefs passages sur un carnet noir à spirales papier kraft 18×13 cm Je passe la journée dans les bois et les arbres du baron perché, vicomte pourfendu et chevalier inexistant.

Mais la nuit, le moi qui a attendu pendant qu’on était avec les autres, 2 le moi se déploie : ni ego (niego je nie l’ego), ni cogito (je ne pense pas l’être, je peins le passage 3), ni poèmes colligés des revues mortes…

Mais la nuit je tisse avec obstination et persévérance les petites pièces d’un puzzle personnel qui en dépit des apparences, n’est pas un jeu solitaire. 3

1 Italo Calvino 2 Marcel Proust 3 Montaigne 4 Georges Perec

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