Trois poèmes embrouillés Chants d’hiver Fin de l’année Ne leur jetez pas d’anathèmes Faites plutôt grandir leurs thèmes : Ne pas vieillir Ne pas haïr Et toujours à contre-courant Dire ses quatre vérités 1 Comme pour s’empêcher de vieillir Troubadour chantait à sa dame Amour Mais par crainte de se faire occire Le nom de sa dona restait secret (C’était comme une énigme Proche du chant des Sirènes Qui perdait les navigateurs Exceptés ceux dont les oreilles Sentaient la cire) Comme pour m’empêcher de vieillir Je prose ces vers maladroits Pour celle qui me fit connaître la Joie Et qui cent fois hélas N’est plus 2 Même Juive ou Sarrazine Un vers traduit de la langue d’oc Dit bien que le désir Transcende les préjugés Ab atraich d’amor doussana Par l’attrait de douce amour La plume d’un troubadour Élève la voix vers la beauté À contre-courant des malédictions Sources des guerres de religions 3 Chant d’amour pareil au cœur d’un jeune enfant Qui attend pour s’endormir Le baiser de Maman Chant de mort La douleur sans espoir que nul ne peut conter Et toi ô cher Esprit Tu chantes l’un et l’autre Joie et Tristesse Tristesse et Joie