J’ai un souci avec le temps Non avec le temps qu’il fait Qui je traite la plupart du temps Avec indifférence J’ai un souci avec le Temps avec son grand T J’ai un souci avec le temps qui passe ses crayons noirs Sur mes nuits blanches J’ai un souci avec le temps Que je ne veux pas passer quand il est bon, Joyeux, discrètement heureux J’ai un souci avec le temps qui ne veut pas passer Quand il est lourd et pèse Comme le couvercle De la marmite baudelairienne J’ai un souci mais ce n’est rien Comparé à celui qui en fit tout un roman À la recherche du temps perdu1 1 « Un roman de 3000 pages précédé de 7000 pages d’esquisses, de brouillons superposés, auxquels s’ajoutent dactylographies et multiples jeux d’épreuves. » Jean-Yves Tadié