L’ANGELUS DU SOIR

L’ANGELUS Marcel Proust écrit dans Les Plaisirs et des Jours, À toutes les époques de sa vie, dès qu’il entendait le son lointain des cloches, il se rappelait malgré lui leur douceur dans l’air du soir, quand, petit enfant encore, il rentrait au château, par les champs…Moi qui suis fils de paysan, j’ai entendu aussi les cloches du soir sonnant l’angelus, alors, qu’enfant je ramenais de leur prairie, les deux ou trois vaches de mon père, vers l’étable où il m’attendait pour les « moudre », (les traire). Mais avant, c’était un plaisir que n’a pas connu ce cher Marcel, je les amenais s’abreuver à l’Arize, la rivière de mes douces rêveries.

L'ARIZE

La rivière de mon village
N’est dans aucune anthologie

Ni Nil
Garonne
Ni Don
Neckar
Tamise
Meuse
Ni Seine
Amazone

Mais c’est ma rivière
Où j’ai appris à nager
Pêcher Rêver
Où j’ai été sa forme changeante
Et ses couleurs

Elle sort cette nuit de mon lit
Et fait ses ricochets
Arize Arize Arize
De rive à rive
De berge à berge

Comme une gravure
Qui mord et creuse
Ce poème électrique
À contre-courant

Ni Nil
Ni Don
Mais de toutes les rivières du monde
Mon bel affluent

https://www.leseditionsdunet.com/livre/un-dictionnaire-part-moi

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