Avec mes forêts je ne sais où donner Je fais bien des erreurs confondant le ginkgo Avec des variétés d’érables Je le compare ainsi au cornouiller Avec mes forêts qui poussent en moi couci cocagne Mes forêts de hêtres Celles du Non-Être Mes forêts des massacres d’Oradour sur Glane Celles du culte du dieu Pan Je fais bien des folies dans la forêt de cèdre où Gilgamesh frappe à mort son gardien Je les traîne sur mes vers Qui tombent un à un comme des glas Comme mes hypnographies à l’encre de Chine Je suis pin bénit pour les chênes Avec mes forêts de la fin de vie Un rêve de vieil enfant le stylo au doigt Je deviens l’arbre Je deviens le bois
Et on ne dit pas vieux bois :
Biloba en cocagne,
et Pan à l’encre de chine,
sous le pin et le chêne,
glane et reglande,
bois dont on fait le style.
J’aimeJ’aime