31 Comme un qui s’est perdu dans la page profonde Loin du « chemin » la ligne que suivent les gamins Qui apprennent à écrire Comme un qui perd la main Se voyant englouti par les remous de l’onde Comme une qui s’est perdue dans la forêt des mythes Lune, Diane, Hécate, aux cieux, terre et enfers Ornant cette matière où hésitante elle perd La voie, la route, la lumière, le sens de sa conduite Comme on voit ces vers qui vacillent empêchés de s’élever, libres et francs, dans la nuit d’un esprit égaré par des songes creux trop détachés de sa vie, alimentant ses douces rêveries Comme un qui se reprend qui desserre ses nœuds ce bien présent plus fort que son mal, il veut croire italiques Étienne Jodelle (1532-1573)