Cette nuit je lis les vers Tirés de derrière les fagots D’un poète chinois ivre
À vrai dire je n’y comprends rien Leurs caractères calligraphiques Ayant disparu de notre abécédaire Mais je m’accroche aux branches
Au-delà des mots écrits Je cherche la parole de celui Qui dans son ivresse les prononça
Alors un instant vient où la lune d’hiver Glisse sur les livres de ma bibliothèque Au point de les transformer en Acherontia atropos (Sphynx tête de mort)
J’imagine qu’ils vont aller rejoindre Les rêves d’un calligraphe inconnu Qui me ressemble comme deux gouttes d’encre Plus noires que la nuit
Je ne comprends pas tout et pourtant j’aime beaucoup ces caractères calligraphiques.
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