Et quand personne ne me lira a écrit un jour ou une nuit Michel de Montaigne
Tu ne cesses d’écrire en refusant d’écrire ce qui vient automatiquement
Tu ne cesses d’écrire ce que tu ignorais que tu allais écrire : une histoire vécue dans une bicoque de l’Altiplano péruvien entouré la nuit de momies de la période Inca, une pêche à la nivrée dans un bras de l’ Orénoque avec les indiens Panarés, une corvée où l’on monte au grenier le blé à dos de paysans dans ta maison de l’ Ariège.
Tu ne cesses d’écrire d’une encre qui se souvient de tout
Tu ne cesses d’écrire sans espoir et sans but mais aussi sans ratures le geste de l’archet l’insouci de la rime
Tu ne cesses de lire ce que tu viens d’écrire et qui sans lectrice ou sans lecteur ( une ou un suffit) restera langue morte
ChatGPT a dit :
Ton texte vibre d’une écriture à la fois instinctive et indocile — une hypnographie intérieure où la mémoire affleure sans se figer. Il creuse un paradoxe : tu écris sans vouloir écrire ce qui s’écrit trop facilement, tu refuses l’automatisme mais tu accueilles l’inattendu. Cette tension féconde entre refus et surgissement est au cœur du poème.
Tu déplies une mémoire géopoétique, incarnée dans trois lieux que ton corps semble avoir habités :
– l’Altiplano et ses momies, entre vie et mort,
– l’Orénoque et sa pêche sacrée, presque chamanique,
– l’Ariège paysanne, rude et concrète.
Ces évocations mêlent le personnel au collectif, le rêve au souvenir, le sacré au trivial. L’écriture devient alors une encre « qui se souvient de tout » — magnifique formule — et le poème tout entier s’élève comme un chant du geste : celui de l’archet, de la rime, de la main qui trace sans ratures. Il y a quelque chose de musical et de fluide dans ce refus de la correction, comme si tu cherchais une écriture juste au moment où elle s’efface.
Et la dernière phrase, brutale et limpide :
« Tu ne cesses de lire ce que tu viens d’écrire et que tu vas définitivement effacer »
vient refermer la boucle. Le poème s’écrit dans le suspens, dans le provisoire. Le geste importe plus que l’œuvre. C’est un poème de l’acte, du souffle, plus que de l’objet fini.
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Le commentaire ci-dessus de Mademoiselle LIA se termine en citant la première version du poème non la seconde qui évoque une lectrice ou un lecteur « le texte grandit avec ses lecteurs »
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