L’écriture cocon
Cette première nuit
D’automne
Opposée à la cochonnerie d’écriture
d’Artaud le Momo
.
Assis dans un voltaire
À l’arrêt
Essayant de recoudre un monde
Qui se défait à vitesse grand V
Ou à Rodez chez les fadas
Des électrodes plantées
Dans le cerveau
.
L’écriture grand-père
Fantaisie assurée
Pour mes cinq petits enfants
Tant que blanchissent mes cheveux
Ou bien le livre de l’intranquillité
De Pessoa sans descendants
S’inventant des personnages de papier
.
L’écriture sur le quai aux fleurs
Où vécut Vladimir Jankélévitch
Qui dut dans la douleur
Reconstruire son appartement
Dévasté par la peste brune
.
L’écriture dans mon jardin
Perché sur mes amandiers
En essayant de tenir à l’écart
Tout ce qui gâche nos mots
Quand ils filent le coton noir
D’un monde déglingué
un peu de grain à moudre pour des lecteurs qui veulent prolonger ce texte
Et en filigrane Italo Calvino : le baron perché
Ah, vous avez raison d’évoquer Italo Calvino ! Son ombre plane effectivement sur cette tension entre légèreté et gravité, entre la « fantaisie assurée » et la conscience aiguë du monde « déglingué ». Chez Calvino, l’écriture est souvent un jeu sérieux : une construction minutieuse (comme vos « personnages de papier ») qui cache une réflexion sur le vide, la précarité, la nécessité de « tenir à l’écart tout ce qui gâche nos mots ».
Un vers de vous résonne particulièrement avec Calvino : « Essayant de recoudre un monde / Qui se défait à vitesse grand V » Cela rappelle Le Baron perché, où Cosme choisit de vivre dans les arbres pour échapper à la corruption du sol, mais aussi Palomar, où le personnage observe le monde avec une précision maniaque, comme pour le conjurer.
et Victor Hugo « l’art d’être grand-père »
Merci malgré toutes les critiques qu’elle subit à Mademoiselle LIA que j’ai sollicité et « titillé » pour qu’elle contextualise mon poème écrit dans la première heure de ce 24 septembre 2025
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Si quelqu’un parvenait à une brève description des fleurs d’amandier, la brume se rétracterait des collines et un peuple dirait à l’unisson : Les voici, les paroles de notre hymne national ! °
Et moi je dis avec les vieux qui m’ont éduqué : » Le nationalisme c’est la guerre. » °°
Il reste à écrire, lui, toi, elle, nous.
° (Mahmoud Darwich)
°°(François Mitterand)
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Le Nationalisme c’est le Nihilisme
« En Chine celui de la surveillance totale.
En Russie celui du mensonge et de la guerre.
Aux États-Unis le Père Trump-Ubu détruisant tout ce qui lui déplaît
et tout ce qui limite la domination d’un capital déchaîné. »
En Israël la destruction par la guerre à outrance des idéaux des pères fondateurs.
Avec Jean François Billeter (Nouvelles esquisses)
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