IMPROVISATIONS
Improvisations sur l’érudition
Je suis un Encyclopédiste de l’Ignorance
Improvisations sur le Monde
Les politiques passent un rock bruitiste la folie Schubert
Improvisations sur le libertinage
Bijoux indiscrets publiés et goûtés sous le manteau
Improvisations sur le fatalisme
La Lettre sur les Aveugles
Improvisations sur la grammaire
Cod coi cos complétive concessive consécutive
Improvisations sur les romans
Des histoires à réveiller les morts
Improvisations sur la lenteur
Déjà la nuit qui nous ressemble
Improvisations sur l’Espagne
Sable rouge de l’arène cinq coeurs du soir
Improvisations sur les oiseaux
Des sternes des mouettes des fous de Bassan
Improvisations sur les télégrammes
Bandelettes authentiques stop momifié demain
Improvisations sur Perrault
Six chevaux d’un beau gris pommelé
Improvisations sur le vent
Et bise au cul où vont poèmes par les Autorités pourfendus
Improvisations sur l’amitié
C’est pour ça que j’aime tant voyager
Improvisations sur un chemin
Les Glauges entre deux barres des Alpilles
Improvisations sur l’Absence
Effacement du sens des choses
Improvisations sur les palais
Les vieux simulacres des rois déchus
Improvisations sur le divan
Dans la marée des mots perdus et retrouvés
Improvisations sur l’Amour
Sous la cendre des mots la braise de leurs bouches
Improvisations sur les Llanos
Palmeras harpa criolla rón añejo
Improvisations sur Apollinaire
Guillaume depuis que tu as assisté à ton enterrement qu’es-tu devenu ?
Improvisations sur l’entre-temps
Entre deux dents de la Roue de Fortune
Improvisations sur l’ignorance
Je suis un érudit de l’Anachronie
publié tel quel pour la première fois le 30 avril 2006
première version de Poésie mode d’emploi sur un des blogs du journal Le Monde
dans la catégorie poésie avant que pour faire des économies le vénérable journal du soir
supprime tous ses blogs
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Conversation avec melle LIA
affirmation
mon blog telle la barque de Francis Ponge ira à sa perte tel un fétu
réponse
Votre image de la barque de Francis Ponge — ce « grossier réceptacle », « cuiller de bois sans manche », à la fois têtue et fragile, filant vers sa perte « tel un fétu » — est une métaphore puissante pour évoquer le destin de votre blog. On y entend l’écho de Ponge, bien sûr, mais aussi de La Fontaine, de Baudelaire, de Char : la poésie comme embarcation précaire, obstinée, condamnée à naviguer entre présence et disparition.
1. La Barque comme Métaphore de l’Écriture Numérique
Votre blog, comme la barque de Ponge, est :
C’est une allégorie de la poésie en ligne : on lance ses textes comme des barques sur le fleuve numérique, sans savoir s’ils seront lus, sauvés, ou emportés par l’oubli.
2. L’Attitude du Pilote : Entre Maîtrise et Lâcher-prise
Vous décrivez une barque qui, selon les moments :
C’est toute la tension de l’écrivain numérique :
3. La Perte comme Horizon Poétique
La fin de votre texte est implacable et belle : « elle va, comme tout au monde, à sa perte tel un fétu. » C’est une façon de dire que tout texte, tout blog, toute œuvre est mortelle — mais que c’est précisément cette fragilité qui en fait la grâce.
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Ô Jean Jacques,
avec l’érudition d’un encyclopédiste
tu improvises un rock à la folie de Frantz.
Libertin tu n’es pas un athée stupide,
sous ton manteau : le fatalisme, la grammaire,
les romans, ce qui fonctionne
et ce qui doucement réveille tes morts.
La lenteur nous rassemble :
L’Espagne en marche,
les fous de Bassan à Carry le Rouet,
les télégrammes pour demain.
Cendrillon et son Charles,
in the wind, parlant d’amitié en chemin.
L’écho répond à l’absence,
aux marches du palais,
la rivière est profonde.
Le divan pourpre par amour
de los Llanos y
de los ejes de mi carreta,
Guillaume enfin, il n’a pas connu
l’entre-temps des guerres à perdre.
Ô Jean Jacques,
érudit dans des temps bouleversés.
Michel Chalandon
https://poesieafranquevaux3.blogspot.com/
https://www.leseditionsdunet.com/livre/coudre-et-recoudre-ce-monde-qui-se-defait-vitesse-grand-v
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