J’aurai rêvé ma vie à l’instar des poèmes
que j’ai lus, écrits, pensés, ruminés,
Vivant en même temps le feu et la rivière.
Qui je fus ? qui je suis ? Je cherche dans la nuit,
la source, l’océan, je cherche l’or du temps,
L’oublieuse mémoire d’un forçat innocent.
Je ne vois plus le jour
Qu’au travers de ma nuit
C’est un petit bruit sourd
Dans un autre pays
Jules Supervielle
Le forçat innocent
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