Poésie
Que nous avons lue et dite
Et parlée
Tant que la source du temps
A compté encore des jours
Jacques Roubaud
.
Devant la mort des vers
Dans l’espace public
Nous restons silencieux
.
Nous les avons tant aimées
Ces lignes qui nous faisaient
Lire la poésie en silence
Dire la poésie d’une voix
Jamais la même
.
Devant la mort des poèmes
Nous relisons Plupart du temps
Un appel muet
Dans la citadelle Poésie
Délabrée

MON PETIT MÉTIER
J’écris sans ratures
la Plupart du temps
-ce titre blason de Pierre
Reverdy-
dans le calme des nuits
Autant de pierres blanches
Que j’échange en chemin
Avec je-ne-sais-qui
Qui lit je-ne-sais-quoi
Seul.e un.e ami.e
parfois
Me rend la monnaie
de la pièce
Au centuple
Voilà une à une
ces lignes qui
à peine le temps d’y penser
sont au cœur
de mon petit métier
Un poème est toujours fabriqué pour deux : celui qui le compose et celui qui le lit et entend. Et peut-être le retient. Ce n’est pas à tel lecteur qu’il s’adresse mais à un oeil-oreille flottant.
Des configurations de langue, voilà ce qu’il y a sur la page, dans la voix, ce qui vous entre dans la tête, effectue votre mémoire.
Jacques Roubaud
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on n’est pas sérieux
allons-y même
devant la mort
la plupart du temps
les nuits de juin
ce petit métier
au calme des nuits (https://www.youtube.com/watch?v=1WTKm4ikcGw&list=RD1WTKm4ikcGw&start_radio=1)
sans ratures
pierres blanches
et le je-ne-sais-qui
du je-ne-sais-quoi
toutes ces lignes
vont au cœur
Zone contenant les pièces jointes
Prévisualiser la vidéo YouTube Saint-Saëns – Calme des nuits, Op. 68Prévisualiser la vidéo YouTube Saint-Saëns – Calme des nuits, Op. 68
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