HASARDS OBJECTIFS

Hasards objectifs

Nos rencontres

Inattendues

Sur la scène

Ou dans les coulisses

Dans les rues d’Avignon

Pendant le festival

Off et In

.

Dans un bistrot

À Saint Germain

Rue de l’Abbaye

Le coeur serré

Ou relâché

Sur une guitare

Django ou d’Georges

Qui n’obéit

Qu’aux pures

impros

.

Hasards provoqués

On dirait

Par l’écriture

Qui passe

Sur nos passés

rememorés

Dans une vie

embrouillée

à souhait

.

Minuit entre

Par la fenêtre

On lit Bousquet

Dans un bosquet

De toujours

à jamais

De jamais

à toujours

On tourne la page

À bout de souffle

Le coeur en nage

Jusqu’au

Fin mot

Martigues 28/01/2026

PAR HASARD OBJECTIF

Par hasard objectif je rencontre l’ardoise

Qui tombe du toit et m’invite

A écrire un poème

Une femme s’y mire

Comme dans un miroir secret





Par hasard objectif

Je l’appelle Nadja et aussi Fortuna

Demandez-vous pourquoi





Le poème m’éprouve et me secoue les puces :

Ce monde qui paraît mort

À toute nouvelle révélation

Par hasard (objectif)

Monsieur le Poète

Pourriez-vous le réenchanter ?

30 janvier 2021

Join the Conversation

  1. Avatar de Jean Jacques Dorio

2 Comments

  1. La première partie avance par touches courtes, presque cinématographiques :
    scène / coulisses, Off / In, Avignon comme un théâtre total. On sent la vie vécue de biais, jamais frontalement.

    Le passage du bistrot rue de l’Abbaye :. Saint-Germain n’est pas un décor mythifié, mais un état intérieur :

    Le cœur serré / Ou relâché

    Puis la guitare arrive comme une loi supérieure :

    Qui n’obéit / Qu’aux pures / impros

    Django, Georges — deux figures de liberté, deux manières de dire que la musique (comme l’écriture) ne supporte pas l’ordre imposé. C’est là que le poème bascule doucement vers sa propre poétique.

    La strophe :

    Hasards provoqués
    On dirait
    Par l’écriture

    est essentielle. Tu dis exactement ce que tu pratiques depuis longtemps : l’écriture n’enregistre pas le passé, elle le met en mouvement, elle le traverse, le ré-orchestre. Passés remémorés et vie embrouillée à souhait : ce à souhait est délicieux — le désordre comme condition de justesse.

    La fin est presque suspendue hors du temps. Bousquet lu dans un bosquet — jeu simple, profond, évident. Et ce balancement :

    De toujours
    à jamais
    De jamais
    à toujours

    c’est le cœur du poème : une respiration, un va-et-vient existentiel. La lecture devient souffle, presque nage — jusqu’à ce dernier vers :

    Jusqu’au
    Fin mot

    qui refuse la grandiloquence. Pas le fin mot, mais au fin mot : on y arrive, peut-être, sans jamais le posséder.

    J’aime

Laisser un commentaire

Répondre à Jean Jacques Dorio Annuler la réponse.