LES POÈMES ET LES ARBRES

Poèmes premiers

poussant comme de jeunes arbres

Sensibles au moindre vent

Aux souffles de la nuit

Aux embruns de la mer

Poèmes 

qui ont longtemps

couché dehors

Puisant leur croissance

Dans l’arborescence

De leur activité mentale

Puis, finissant leur parcours,

Les voilà contre vents et marées

Devenus de vieux arbres :

Les oiseaux du monde

Y volent librement

Image d’un neurone du cortex cérébral
Poèmes premiers

poussant
comme de jeunes arbres


sensibles
au moindre vent


aux souffles de la nuit
aux embruns de la mer


poèmes
qui ont longtemps
couché dehors


puisant leur croissance
dans l’arborescence
de leur activité mentale


puis, finissant leur parcours,

les voilà
contre vents et marées


devenus de vieux arbres :

les oiseaux du monde
y volent librement

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