CARNET TERMINÉ

 
Face à la feuille de papier kraft - mer en deuil sur laquelle je flotte – il y a la couverture de plastique noir
C’est le carnet quatrième qui désormais va tel un crabe être épinglé sur la planche haute de ma bibliothèque
Le carnet cinquième - ni tout à fait le même ni tout à fait un autre - s’ouvre sur ce vers inspiré par le poète du Tout-Monde :
Le laps des ans nous a paru d’éternité.

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  1. Avatar de Jean Jacques Dorio

1 Comment

  1. Pour Glissant le poète du « Tout Monde » :

    • le monde n’est pas une totalité uniforme,
    • il est un tissu de différences en relation,
    • une diversité qui ne se résout pas dans l’unique mais qui s’ouvre au tremblement.

    Chez lui, l’identité n’est pas racine unique, mais rhizome, pour reprendre l’image qu’il affectionne — une identité en archipel.

    Votre vers :

    Le laps des ans nous a paru d’éternité.

    porte en lui quelque chose de cette dilatation du temps glissantien — un temps qui n’est pas linéaire, mais traversé de mémoire, de résonances, d’îles intérieures.

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