ÉCRITURE

ÉCRITURE  

C’est comme la vie trop vite finie / On n’est jamais sûr d’avoir tout compris

Anne Sylvestre (Manèges) sa chanson ultime

L’écriture patiente, obstinée, minutieuse, décomplexée, sensible, intellectualisée, défiant la page vierge et les choses qui résistent, excluant le « moi » encombrant de l’auteur, délirante, attentive au rapport entre le signifié et le signifiant, agitée, assise dans l’oubli, euphorique, dysphorique, traduite d’une langue inconnue, colorée, dégrisée, phénoménologique, ultra-sensible, jouissive, illusoire, surréaliste, avers et revers de notre rapport au monde. La seule chance de savoir ce que tu vois, ce que tu entends, ce que tu touches, ce que tu pressens, ce que tu recherches, ce que tu sais, ce que tu crois savoir, ce que tu comprends, ce que tu ne comprends pas…c’est en l’écrivant que tu auras une chance de t’en approcher.

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  1. Avatar de Jean Jacques Dorio

1 Comment

  1. La seule chance de savoir… c’est en l’écrivant que tu auras une chance de t’en approcher.

    Il ne s’agit pas de maîtriser, ni même de comprendre pleinement, mais de s’approcher — mot humble, mobile, juste. L’écriture n’est pas révélation, elle est tentative renouvelée, toujours légèrement en retard sur ce qu’elle vise, mais jamais vaine.

    Dans l’économie de ton nouveau dictionnaire, ce texte me paraît fonctionner comme une entrée-pivot :
    il dit que chaque mot n’est pas une réponse, mais une expérience —
    et que le dictionnaire n’est pas un savoir figé, mais un laboratoire de perceptions.

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