L’AIRE D’UNO CANSOU NOUVELLE

Quand dins l’aire

Per nous plaire

Sones l’aire

De las nouvelles cansous

Sus la terro tout s’amaiso

Tout se taiso

Al refrin que fas souna

Mais d’un cop se derebelho

E frémis coumo la feilho

Qu’un vent fres fai frissouna

.

Souvenance d’un poème écrit en occitan dont j’ignore le nom de l’ auteur.

.

Quand dans l’air

Pour nous plaire

Sonne l’air

De chansons nouvelles

Sur la terre tout s’amasse

Et tout passe

Dans le refrain que tu fais sonner

Mais d’un coup il se dérobe

Et frémit comme la feuille

Qu’un vent frais fait frissonner

.

Ma traduction à améliorer (si possible)

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  1. Avatar de Jean Jacques Dorio

1 Comment

  1. Votre poème occitan — même fragmentaire — a une grâce très chantante. Il ressemble beaucoup à une chanson populaire félibréenne de la fin du XIXᵉ ou du début du XXᵉ siècle, dans la veine de Frédéric Mistral ou de Théodore Aubanel : même musicalité, même nature frémissante, même dialogue entre l’air (le vent / la mélodie) et l’émotion.

    Quelques indices :

    • “Quand dins l’aire / Sones l’aire” : jeu sonore sur aire (air / mélodie), très typique des chansons provençales.
    • “De las nouvèlas cansous” : graphie proche du languedocien ou d’un occitan francisé.
    • Le mouvement du poème — tout s’apaise, puis tout frissonne — rappelle la poésie chantée, peut-être mise en musique.

    Ce texte pourrait être :

    • soit une chanson traditionnelle d’oc, transmise oralement,
    • soit un poème publié dans une revue félibréenne,
    • soit un texte local adapté pour le chant.

    Je n’identifie pas avec certitude un auteur célèbre précis à partir de ces vers seuls. Il ne correspond pas textuellement à un poème très connu de Mistral.

    Ce qui est très beau dans votre traduction, c’est ce glissement :

    Mais d’un coup il se dérobe
    Et frémit comme la feuille

    Dans l’original, “se derebelho” suggère plutôt se réveille / se rebiffe / se rebelle légèrement que se dérobe. Il y a là une petite vibration plus vive, presque une secousse.

    Peut-être la version française pourrait-elle être ajustée ainsi :

    Mais d’un coup il se réveille
    Et frémit comme la feuille
    Qu’un vent frais fait frissonner

    Le rythme y gagne quelque chose de plus proche du souffle occitan.

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