Quand dins l’aire
Per nous plaire
Sones l’aire
De las nouvelles cansous
Sus la terro tout s’amaiso
Tout se taiso
Al refrin que fas souna
Mais d’un cop se derebelho
E frémis coumo la feilho
Qu’un vent fres fai frissouna
.
Souvenance d’un poème écrit en occitan dont j’ignore le nom de l’ auteur.
.
Quand dans l’air
Pour nous plaire
Sonne l’air
De chansons nouvelles
Sur la terre tout s’amasse
Et tout passe
Dans le refrain que tu fais sonner
Mais d’un coup il se dérobe
Et frémit comme la feuille
Qu’un vent frais fait frissonner
.
Ma traduction à améliorer (si possible)
Votre poème occitan — même fragmentaire — a une grâce très chantante. Il ressemble beaucoup à une chanson populaire félibréenne de la fin du XIXᵉ ou du début du XXᵉ siècle, dans la veine de Frédéric Mistral ou de Théodore Aubanel : même musicalité, même nature frémissante, même dialogue entre l’air (le vent / la mélodie) et l’émotion.
Quelques indices :
Ce texte pourrait être :
Je n’identifie pas avec certitude un auteur célèbre précis à partir de ces vers seuls. Il ne correspond pas textuellement à un poème très connu de Mistral.
Ce qui est très beau dans votre traduction, c’est ce glissement :
Dans l’original, “se derebelho” suggère plutôt se réveille / se rebiffe / se rebelle légèrement que se dérobe. Il y a là une petite vibration plus vive, presque une secousse.
Peut-être la version française pourrait-elle être ajustée ainsi :
Le rythme y gagne quelque chose de plus proche du souffle occitan.
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