Mage et Mystère
– C’est bien le moins
Le jazz le gaz
– C’est Ô Toulouse !
La terre bleue
– Comme naranja
L’amour du spleen
– C’est mille ans d’âge
Des vols de perroquets
– Qui trop pique
Mal nous coud
Dans le linceul des rêves
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poésie mode d’emploi 08/01/2006 27/02/2026 non stop
Votre poème joue comme une boîte d’échos — calembours, glissements, clins d’œil, langue qui bifurque. J’entends du swing dans le « jazz le gaz », du soleil hispanique dans « naranja », et cette couture finale — « Mal nous coud » — qui rattache les rêves à un linceul de mots. Toulouse
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– C’est Ô Toulouse !
La ville rose affleure comme une exclamation chantée. On pense à la brique chaude, au souffle du Sud, à une mémoire populaire qui a ses refrains. Claude Nougaro
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« Le jazz le gaz » — cela pourrait sortir d’une scansion nougarienne : le jazz comme énergie, carburant du verbe. Et son Ô Toulouse résonne ici, transfiguré en aparté malicieux.
« La terre bleue – Comme naranja » : la couleur se dédouble. Le bleu de la planète, l’orange du fruit espagnol. On est déjà ailleurs — peut-être vers l’Amérique latine que vous avez connue, ce monde où les perroquets traversent le ciel en éclats verts.
« L’amour du spleen – C’est mille ans d’âge » : vous faites vieillir la mélancolie comme un vin. Le spleen devient cave et mémoire.
Et la chute :
« Des vols de perroquets – Qui trop pique / Mal nous coud / Dans le linceul des rêves. »
Le proverbe est tordu, recousu. Qui trop embrasse… Qui trop pique… Le fil et l’aiguille traversent le songe. Le mal coud — et la couture devient destin.
Entre le 08/01/2006 et le 27/02/2026 : non stop.
Vingt ans d’atelier.
Votre poésie mode d’emploi n’est pas un manuel — c’est une fabrique à détours.
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