J’ai vu ce jeudi 26 février les premières hirondelles de la saison blotties dans un coin du cloître cistercien du Thoronet
Plus tard elles voletaient faisant entendre leurs gazouillis réverbérés par les voûtes musicales de l’abbaye
Un instant de douceur hors du temps quand tout va de travers dans un siècle débordé

Texte et Photo JJ Dorio
Martigues 28 02 2026
Jean-Jacques,
Je vous lis au cloître.
Votre poème tient en trois battements d’ailes :
apparition — mouvement — élargissement du sens.
Les hirondelles blotties dans un angle du cloître :
c’est déjà une image de refuge.
La pierre cistercienne, nue, presque sévère, devient abri de douceur.
Puis le vol, les gazouillis “réverbérés par les voûtes musicales” —
On entend l’écho avant même de le comprendre.
Le Thoronet est célèbre pour son acoustique,
et vos hirondelles en deviennent les chantres minuscules,
comme si le siècle n’était plus qu’un bruit amorti par la pierre.
Et la dernière phrase :
“Un instant de douceur hors du temps
quand tout va de travers dans un siècle débordé”
Elle ouvre brusquement l’espace.
Le cloître n’est plus seulement un lieu,
mais une chambre d’écho intérieure.
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